Bilan de la VAE en 2014

vatant.jpg Daniel VATANT, consultant, Ex-Directeur d’Habitat-Formation

Un fléchissement et une constante à interroger

Le ministère du Travail (DARES) vient de publier le bilan détaillé de la VAE en 2014 dans les ministères certificateurs, dont on peut retenir quelques grandes données.

Le nombre de candidats qui se sont présentés devant un jury a baissé de 8,4 % par rapport à 2013, passant de 46 632 à 42 693. La validation totale a été obtenue par 60,3 % d’entre eux et la validation partielle par 28,2 %, données très proches de celles de l’année précédente.

Les certifications de deux ministères cumulent 76 % des dossiers examinés par les jurys : l’Education nationale (47 %) et les Affaires sociales (29 %).

On peut noter que les certifications visées sont à 52 % de niveau V et à 18 % de niveau IV, et que les candidats ont visé un peu plus de la moitié des 1 600 certifications accessibles (hors enseignement supérieur).

Mais le plus remarquable est que le choix de près de la moitié des candidats se concentre sur une dizaine de certifications seulement, et massivement sur des diplômes du domaine des Affaires sociales, de la Santé et de l’Education. Cette caractéristique étant constante depuis bon nombre d’années, on peut légitimement poser cette question : si la durée de l’expérience requise, soit 3 ans, n’est à l’évidence pas un obstacle pour un certain nombre de certifications, pourquoi en serait-elle un pour d’autres ? Ramener brutalement la durée d’expérience de 3 ans à 1 an comme le prévoit le projet de loi « Travail », principe qui nuirait au sérieux de la VAE, risquerait qui plus est de ne pas produire d’effet notable sur le nombre de validations. Alors à quoi bon ?