Contrat de professionnalisation : une aspiration vers le haut qui mérite réflexion

vatant.jpg Daniel VATANT, consultant, Ex-Directeur d’Habitat-Formation

Contrat de professionnalisation : une aspiration vers le haut qui mérite réflexion

Le ministère du travail (DARES) vient de publier un bilan complet et détaillé des contrats de professionnalisation conclus en 2015. Il confirme plusieurs tendances des années précédentes. Le nombre de contrats (185 874) est en hausse de 5,4 % par rapport à 2014, avec des variations importantes selon les secteurs d’activité : progression de 6,8 % dans l’industrie, de 6 % dans le tertiaire, mais chute de 11 % dans le BTP. Une très légère régression du nombre de contrats conclus en CDI est constatée : 6,2 % de l’ensemble contre 6,6 % en 2014. Dans le même temps, la part des jeunes de moins de 26 ans est restée quasiment stable à 76,5 %, et la proportion des contrats visant une certification professionnelle enregistrée au RNCP demeure élevée : environ 70 %. Quant à la durée moyenne des contrats, elle reste stable à 14 mois, avec un nombre moyen d’heures de formation s’élevant à 587 heures.

Les évolutions les plus notables, constantes depuis de nombreuses années, concernent le niveau de diplôme avant l’entrée en contrat. 77,7 % des bénéficiaires étaient titulaires d’un diplôme de niveau bac minimum, contre 75,7 % en 2014. Et la part de ceux qui étaient déjà titulaires d’un diplôme de niveau II ou I a progressé de 21 % à 23,8 %.

Au total, à l’image de ce que l’on peut constater par ailleurs sur l’apprentissage, les contrats en alternance bénéficient de moins en moins aux personnes les moins qualifiées. Cela devrait être pour le moins un sujet de réflexion pour les partenaires sociaux, mais aussi… pour le futur Gouvernement.