CPF : une décrue de la demande ponctuelle ou durable ?

vatant.jpg Daniel VATANT, consultant, Ex-Directeur d’Habitat-Formation

CPF : une décrue de la demande ponctuelle ou durable ?

Tassement du nombre de recours au CPF (compte personnel de formation) depuis le début de l’année 2016 : c’est ce que met en évidence le bilan arrêté au 8 mai 2016 dont on peut notamment tirer les données suivantes :

  • Depuis le 1er janvier 2015, date d’entrée en vigueur du CPF, 371 642 projets de formation ont été validés (dont 207 903 en 2015), mais on constate une décrue sensible du nombre de dossiers validés mensuellement : 18 000 en avril 2016 contre 48 600 en décembre 2015 et encore 42 000 en janvier.
  • 76 % des projets ont concerné des demandeurs d’emploi et 24 % des salariés.
  • Le nombre de formations effectivement réalisées ne s’élevait encore qu’à 10 447, dont 75 % concernaient des salariés.
  • La durée moyenne des formations demandées par les salariés était de 134 heures, contre 535 h pour les demandeurs d’emploi. Ces chiffres montrent que les abondements ont joué à plein puisque la mobilisation des heures CPF ne s’élevait en moyenne qu’à 50 heures pour les salariés et à 7 heures pour les demandeurs d’emploi.
  • Le premier financeur (52,1 %) était le FPSPP pour les dossiers des demandeurs d’emploi, tandis que les OPCA étaient les premiers financeurs (53,9 %) des dossiers des salariés.
  • Pour les salariés, le « top 10 » de la demande porte sur des certifications inscrites à l’inventaire spécifique créé par la CNCP (TOEIC, BULATS, PCIE, CACES, SST…), sur l’accompagnement VAE, et sur le socle de connaissances et de compétences professionnelles « CléA ».

Les mois qui viennent permettront de voir si la tendance à la baisse du recours au CPF sera éphémère ou durable.