Tranquillité résidentielle dans les quartiers

Comment professionnaliser une mission devenue incontournable ?

Paris, les 27 et 28 novembre 2014

Enjeux

Les organismes de logements sociaux peuvent-ils se passer d’une fonction traitant de la tranquillité résidentielle ?

La réponse est non. Parce que l’Etat est moins présent sur les territoires, que les bailleurs sociaux sont soumis à de réelles pressions politiques et sociales et qu’ils ont l’obligation d’assurer à leurs habitants une jouissance paisible des lieux.
Que cette mission soit prise en charge par un agent spécialisé ou intégrée dans une ou plusieurs Directions, elle demande un champ de compétences très large qui va du développement social à l’aménagement urbain, du technique « hard » à des modes d’intervention « softs », plus sociaux et préventifs.
Elle demande de s’inscrire dans un paysage institutionnel spécifique (autorité judiciaire, polices, gendarmerie…) qui a ses propres règles de fonctionnement et d’intervention, ses outils, son vocabulaire… bien loin parfois de la culture du logement social.
Pour que les organismes s’en emparent, cette fonction doit donc être professionnalisée.
Mais où poser le curseur entre un repli du bailleur sur ses missions de base et un interventionnisme effréné sur la sécurité ? La réponse dépendra évidemment des contextes territoriaux, des pressions politiques, du contexte social et des enjeux sécuritaires de chaque territoire.
Cependant des stratégies d’intervention et des outils existent. Ils s’appuient sur une analyse fine des territoires et des partenariats. Ils relèvent à la fois de la gestion sociale, locative et patrimoniale. Ils sont à la fois opérationnels et stratégiques.
C’est ce que ce séminaire se propose d’explorer à travers des témoignages de praticiens, des analyses d’experts et d’institutionnels.

Objectifs

  • Faire un bilan des Zones de Sécurité Prioritaires et identifier la place et le rôle des bailleurs sociaux dans ce dispositif.
    • Quels sont les points d’appui ?
    • Quelles sont les limites et les difficultés ?
  • Se constituer une boîte à outils pour une approche globale de la tranquillité résidentielle
  • Identifier les différents choix organisationnels pour traiter de la tranquillité résidentielle
    • Les nouvelles fonctions dédiées : rôles et compétences
    • L’intégration de la problématique à tous les niveaux de l’organisme : outils et méthodes

Télécharger le programme

Contact : Victoria Esteban